Collection

La salle des oiseaux

  • instrumentsveterinaire

    Louis Desliens (1879-1975)

    Vétérinaire châtillonnais spécialisé dans le traitement des affections du cheval, chercheur fécond et inventeur de méthodes de traitement encore utilisées à l’heure actuelle, Louis Desliens fait partie des pionniers de la science vétérinaire. Il pratiquait la chirurgie sur les chevaux et, dans une moindre mesure, sur les vaches. Ses recherches sur les transfusions et la pression sanguine (hémodynamométrie) conduisirent à des innovations dans le traitement de diverses maladies. Son appareil, l’hémodynamomètre Louis Desliens fut commercialisé par la firme Splenger. L’évolution de la cardiologie donna raison à l’orientation de ses recherches.

    Michel Desliens, petit-fils de Louis Desliens, lui-même vétérinaire à Châtillon, constitua une importante collection d’instruments vétérinaires qu’il légua au musée. Cette collection nous rappelle que la science vétérinaire s’est à l’origine constituée pour des animaux qui étaient des outils de travaux agricoles et de transport.

  • © Julien Bourgeois

    Fernand Daguin, le notable et les oiseaux

    Fernand Daguin travaille à Paris, où il est avocat au barreau. Son intérêt pour la législation comparée l’amène à voyager et à recevoir de nombreuses décorations étrangères. Il reste pourtant Châtillonnnais de cœur et d’âme. Habitant le château de Chamesson, il fut maire de ce village. Membre de la Société archéologique et historique du châtillonnais, il participe aux fouilles archéologiques qui enrichiront le musée. A travers cette collection d’oiseaux naturalisés se reflète le goût d’une classe sociale soucieuse d’enregistrer et de faire connaitre le patrimoine de sa région d’origine.

    Les notables animés d’un intérêt pour la science sont aussi ceux qui voyagent. Ils rapportent dans leur pays des objets au charme étrange, preuve de la curiosité qui les anime. L’aménagement reconstitué d’un cabinet de notable reflète une attirance pour les spécimens rares – ici des oiseaux peu communs, ou des objets exotiques, tel le piano aux motifs orientaux provenant d’Algérie.

  • Le globe terrestre

    L’éducation bourgeoise offre une ouverture au monde dont peu de gens modestes disposent. Le globe terrestre présenté dans cette salle témoigne de l’apprentissage de la géographie qui peut donner le goût du voyage. Ces globes de grande dimension étaient utilisés comme matériel pédagogique afin d’inculquer aux élèves la géographie par le dessin.

  • © Julien Bourgeois

    Le piano oriental

    Enfin, la présence de l’étrange piano orné de motifs orientaux illustre le goût pour des voyages. Sa facture est typique des pianos parisiens de la fin du XIXe siècle que les familles bourgeoises plaçaient dans leur salon. Il représente l'adaptation d'un objet occidental, la musique arabe n'utilisant pas le piano, au goût pour l'orientalisme propre à la fin du XIXe siècle. Sa propriétaire vécut une partie de sa vie en Algérie, auprès de son mari, avocat au tribunal d'Alger. Amie de Fernand Daguin, elle légua cet instrument à la ville de Châtillon-sur-Seine.

  • instrumentsveterinaire
    Louis Desliens (1879-1975)
  • © Julien Bourgeois
    Fernand Daguin, le notable et les oiseaux
  • Le globe terrestre
  • © Julien Bourgeois
    Le piano oriental